18/08/2020

Nous avons aujourd’hui conscience que les activités humaines sont responsables de la pollution des milieux aquatiques par de nombreux déchets. Mais au-delà de ces déchets visibles à l’œil nu, facilement évitables, certaines pollutions sont invisibles : il s’agit des micropolluants. Alors si on ne peut pas les voir, comment savoir d’où ils viennent et comment les limiter ?
 
Molécules chimiques que l’on peut retrouver dans l’eau en quantités infimes, les micropolluants sont des substances qui peuvent avoir un effet toxique sur la biodiversité et les organismes vivants. Et cela inclut l’homme.
 
Si, lorsqu’on parle de substances chimiques, notre esprit se tourne toujours vers l’industrie, l’agriculture ou les transports, ces derniers ne sont pas les seuls responsables. Dans notre vie quotidienne, nous utilisons de nombreux produits susceptibles de finir dans nos cours d’eau : détergents, soins d’hygiène et cosmétiques, médicaments, pesticides… Autant d’agents que nous n’aimerions pas retrouver dans nos verres d’eau !
 
On aura souvent tendance à se dire que ce que nous évacuons dans nos canalisations fi nit par être traité dans les stations d’épuration, alors pourquoi s’embêter ? Et bien ce constat n’est pas tout à fait vrai puisque, malgré le fait que les stations traitent en grande partie nos eaux usées, elles ne sont malheureusement pas conçues pour éliminer les micropolluants. Ceux-ci se retrouvent alors dans le milieu naturel, ainsi que dans nos ressources en eau potable, menaçant autant la biodiversité que l’être humain par leur toxicité.
 
Le Syndicat d’Assainissement de la Haute-Isère a enclenché une action de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans les eaux (RSDE) en Haute-Tarentaise (mesures réalisées à Bourg Saint Maurice), où des micropolluants ont été retrouvés à la sortie d’une station d’épuration. Les substances retrouvées sont dues majoritairement à la composition des détergents utilisés pour les lessives, le lavage des sols, les produits moussants, etc. La manière la plus simple d’enrayer cette augmentation, c’est d’adopter les bonnes pratiques au quotidien, que l’on soit touriste ou local !
 

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